Situé a 8 km de l’embarcadère de Calavi, Ganvié ou la Venise de l’Afrique est une cité lacustre qui fait la fierté du Bénin.
Un bref passage dans cette cité et vous découvrirez la vie des tofinu sur l’eau. En effet, les hôtels, les écoles, la rue des pêcheurs, la rue des amoureux, les techniques de pêche traditionnelle et surtout le marché flottant sont autant d’attractions dans ce village sur pilotis.
Avec une population qui avoisine les trente mille habitants, ce village lacustre est situé sur le lac Nokoué. En fonction des saisons,l’eau est soit saumâtre soit douce et on y trouve divers sortes de poissons.
La pêche constitue l’activité principale que mène la population. Mais elle est pratiquée par les hommes. Les femmes quant à elles,se contentent de vendre les poissons au retour des hommes.
La place du souvenir: un symbole de fierté nationale.
Située dans l’angle entre la rue 390 et la route de l’aéroport au Nord-est de la haie vive, la place érigée pour les martyrs appelée aujourd’hui « Place du souvenir » depuis l’historique Conférence des Forces Vives de la Nation. Elle fait partie des monuments nationaux à forte connotation historique.
Elle commémore le souvenir des soldats et civils morts au combat lors d’une attaque par des mercenaires de la République Populaire du Bénin, le dimanche 16 Janvier 1977 en vue de renverser le Pouvoir en place à l’époque. Au total, sept Béninois ont péri dans cette tragédie dont six militaires et un civil. En l’honneur de ces sept martyrs, qui ont eu droit à des obsèques nationales le mardi 1er février 1977 au Stade omnisport de Cotonou, un monument a été érigé, le monument de la Place des Martyrs. Il a été réalisé avec l’appui de la République de Corée et inauguré le 16 janvier 1979.
Cette figure représente le rassemblement de tous les béninois dans la défense de la nation en partant au combat. L’ensemble et la diversité du peuple est mis en avant. Et cette victoire contre le mercenaire français Bob Denard et ses soldats de l’opération « crevette » fut considérée comme une allégorie de la Patrie.
Le Bénin est tristement célèbre pour avoir été le point d’ancrage des bateaux négriers, à destination des colonies lointaines des Caraïbes. La plage de Djègbadji était la dernière étape pour les esclaves, la dernière vision de l’Afrique, qu’ils emmenèrent avec eux à l’autre bout de l’océan. La république du Bénin, la ville de Ouidah et l’UNESCO y ont érigé en 1992 un monument du souvenir, « afin d’empêcher l’amnésie historique de s’installer et le silence de tuer une seconde fois. Des dizaines de millions d’esclaves qui par leur sang, qui par leur sueur ont enrichi les initiateurs et les destinateurs du commerce triangulaire du bois d’ébènes. » Baptisée la porte du Non Retour, cette place de la mémoire symbolise à elle seule la tragédie du commerce triangulaire. Lieu rempli d’émotions, cette visite est celle du recueillement.
Présentée comme un musée d’arts contemporains africains, la Fondation Zinsou a ouvert ses portes en juin 2005.
Elle a pour objectif de “promouvoir le partage de la culture vivante et se veut un tremplin vers une diffusion populaire et une reconnaissance universelle de l’art africain”. C’est un lieu d’exposition de photos, peintures et sculptures.
La fondation a également mis en place un atelier, « Petits Pinceaux » qui réunit les enfants de 3 à 6ans, tous les mercredis, jeudis et samedis. Cet atelier à pour but d’initier les petits enfants à l’art, par le biais d’activités créatrices.
Le Musée d’Histoire de Ouidah possède un grand nombre d’objets et d’illustrations d’importance historique et culturelle qui, recueillis ensemble, permettent au visiteur de comprendre le passé de la région. Les collections du musée sont assemblées selon les six thèmes principaux : Le Fort Portugais (le siège-même du musée), Le Royaume de Xwéda, Le Royaume du Dahomey, La Traite des Esclaves, Le Vaudou et Les Liens Culturels entre le Bénin et le Nouveau Monde.
Le musée est situé dans l’enceinte du Fort Portugais à Ouidah. À l’origine, c’était là où les Portugais faisaient du commerce des esclaves, et tout au long de son histoire jusqu’au moment où il fut pris par le royaume du Dahomey, le fort servait de site diplomatique portugais dans la zone. Après qu’il soit devenu, en 1961, la propriété du Dahomey, le gouvernement a commencé sa restauration et, en 1967, le fort est devenu le Musée d’Histoire de Ouidah.
Le fort couvre la surface d’un hectare environ et entre ses murs se trouvent une résidence des représentants officiels du Portugal, une chapelle, un garnison et des casernes. Les collections du musée sont abritées, pour la plupart, dans la résidence et les expositions temporaires dans la chapelle.
Le musée accueille d’importantes collections accumulées à la suite de plusieurs fouilles archéologiques de la zone de Savi et de Ouidah, y compris celles dirigées par Merrick Posnansky de l’Université de Californie à Los Angeles, par Ken Kelly de l’Université de Caroline du Sud et par Neil Norman de l’Université de Virginie. En dehors des universités américaines citées, le musée coopère, dans le cadre d’un programme de recherche, avec l’Université d’Abomey-Calavi au Bénin.
Bastion de la culture vodoun, Ouidah est réputée pour ses traditions religieuses encore bien vivantes. A l’entrée du village, vous pourrez visiter le temple des Pythons, symbole de la sacralité de l’animal. En 1717, à la suite d’une guerre fratricide opposant le royaume de DANXOME et celui des HOUEDA, le roi vaincu de Ouidah se réfugia dans la forêt pour échapper aux guerriers qui le poursuivaient. Il fut protégé par les pythons qui attaquèrent les mercenaires du royaume de Danxome, et il put ainsi être sauvé. En l’honneur de ses protecteurs, il érigea à Ouidah trois cases dans la forêt et un totem. Vous pourrez découvrir le temple, habité par des pythons de toute taille, serpentant en liberté dans les allées. Le boa ou le python royal sont deux des espèces les plus représentées et qui font l’objet du plus grand culte. La mort d’un python fait toujours l’objet d’une cérémonie mortuaire. Par ailleurs, tous les sept ans, est célébrée à l’intérieur du temple une grande fête, impliquant 41 jeunes filles vierges dans une grande cérémonie de purification. Le but est d’exorciser les mauvais esprtis et d’apporter la paix et la prospérité au village. A ne pas manquer!
Le musée Honmè est un musée béninois installé dans le palais des anciens rois de Hogbonou, situé dans le quartier Avassa de Porto-Novo. Honmè signifie « à l’intérieur de la porte », et, par extension, le terme désigne un palais.
Porto-Novo, bien que n’étant plus le centre de la vie économique du pays, reste néanmoins la capitale administrative et culturelle du Bénin. C’est ce que nous montre le musée Honmè, appelé par beaucoup de Porto-noviens palais-royal, pour avoir été la résidence du Roi Toffa, le premier à avoir signé un traité d’amitié avec la France. La royauté du Bénin a été l’une des plus durables d’Afrique de l’Ouest. Elle s’est éteinte en 1976, à la suite d’un désaccord de succession. Le musée expose la vie de la cour royale durant le XIXème et début XXème siècle.
Les collections permanentes regorgent de photos montrant le Roi Toffa, ainsi que son port royal. Une visite très enrichissante pour comprendre de quelle manière se vivait la royauté africaine il y a de cela à peine un demi-siècle! Le musée Honmè est avant tout un musée de site, mais il détient environ 230 objets conservés dans les réserves. Il s’agit notamment d’objets cultuels, d’instruments de musique, de poteries, d’asen (autels portatifs), de meubles et objets usuels, de photographies de membres des familles royales, ainsi qu’un buste en bronze du roi Toffa. Le musée accueille aussi des expositions temporaires. Une partie du site est préservée en tant que lieu sacré où des cérémonies sont organisées. Vous seriez agréablement surpris par ce musée si vous faites, un détour dans la capitale politique du Bénin.
Le Musée historique d’Abomey est créé en 1944 sous l’administration coloniale.
Il est logé dans le palais du roi Ghézo (1818-1858). Ce Musée dispose d’un patrimoine constitué de plus de 1400 objets qui témoignent de la richesse de la civilisation du royaume du Danxomè qui a évolué pendant trois siècles.
Les collections du Musée :
- Des Bas-reliefs incorporés aux bâtiments et certains découpés, montés en exposition dans une des salles du musée,
- Des objets royaux : trônes royaux, récades, ombrelles, hamacs, parures…
- Des objets d’artisanat de cour : tentures en motifs appliqués polychromes, pagnes, statues allégoriques…
- Des objets rituels : autels portatifs dédiés aux ancêtres, sabres rituels, calebasses d’offrandes…
- Des vêtements : tuniques royales, pagnes d’apparat…
- Des collections d’armes blanches et à feu liées à l’histoire du royaume.
La Réserve de biosphère de la Pendjari (RBP) fait partie du plus grand ensemble d’aires protégées d’Afrique de l’Ouest, le complexe WAP (W-Arly-Pendjari), qui comprend aussi la Réserve de biosphère transfrontalière W (Bénin-Niger-Burkina Faso), et plusieurs aires protégées de statuts divers au Burkina Faso (Réserve partielle de Pama, Réserve totale de faune d’Arly, Réserve du Singou) et au Togo (Parc national de la Kéran, réserve de faune Oti-Mandouri), sur une superficie totale d’environ 50 000 km25.
La RBP couvre environ 5 000 km2, soit 10 % de l’ensemble. Ses limites géographiques sont comprises entre 10°30’ et 11°30’ de latitude Nord et 0°50’ et 2°00’ de longitude Est.
Depuis Cotonou, par la route, le parc est accessible par les postes forestiers de Porga ou de Batia (environ 730 km), depuis Ouagadougou (Burkina-Faso) par le pont d’Arly (527 km) – qui le relie à la réserve totale de faune d’Arly –, ou depuis Niamey (Niger) par Kandi et Founongo (290 km)6.








